ÉGLISE SAINT-CHRISTOPHE
30 minutes
L'église de San Cristóbal fut fondée au milieu du XIIe siècle sur le territoire des colons de Toro. Les difficultés à peupler la zone firent qu'elle fut cédée à l'Ordre du Saint-Sépulcre, passant plus tard, après la suppression de cet ordre, à la commanderie de Saint-Jean de Jérusalem. Il s'agit d'un temple de style roman qui a subi de nombreuses rénovations au fil du temps. Il possède une nef unique, trois absides et des modillons caractéristiques sous l'avant-toit. À l'extérieur du chevet, on trouve des tombes anthropomorphes creusées dans la roche, vestiges de l'ancienne nécropole médiévale. En 2000, elle a reçu le Prix Europa Nostra pour sa restauration.
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Prix visite libre
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L'église de San Cristóbal s'élève au sommet de la colline du même nom, dans la partie orientale de la ville historique. Avec le repeuplement de Salamanque, réalisé par Raimond de Bourgogne en 1102, la ville fut divisée en collations ou paroisses, composées de colons de diverses origines. Cet espace, situé à l'extérieur du premier mur d'enceinte médiéval, fut attribué aux repeupleurs de Toro (Toreses). Plus tard, en 1147, le roi Alphonse VII ordonna d'ériger une nouvelle enceinte pour protéger les faubourgs qui avaient surgi en dehors des murs. Le Cerro de San Cristóbal fut ainsi intégré dans la nouvelle enceinte urbaine, très proche de la porte de Sancti Spíritus de la Cerca Nueva.
Il n'y a pas d'unanimité sur la date de sa fondation. Les dernières recherches renvoient à une date proche de l'année 1128, lorsque, face aux difficultés de peupler cet espace de la ville, l'église fut confiée à l'Ordre du Saint-Sépulcre, avec l'obligation de repeupler la zone. Avec la suppression de l'Ordre du Saint-Sépulcre en 1489, son patrimoine fut incorporé, jusqu'au XIXe siècle, à la commanderie de Paradinas de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
En 1844, l'église de San Cristóbal fut rattachée à l'église de Sancti Spíritus et plus tard, en 1887, elle fut supprimée en tant que paroisse. En 1918, le Collège de San José y fut établi, où des cours furent dispensés aux enfants du quartier jusqu'aux années 60, lorsque le mauvais état du bâtiment força la fermeture du collège. La dégradation du temple atteignit son apogée avec l'effondrement de la voûte de la nef en 1985. C'est alors que commencèrent les travaux de restauration qui devaient durer dix ans. À leur achèvement, en 1994, l'église avait consolidé sa structure, assaini sa façade et ses éléments sculpturaux. Dans son chevet, une petite nécropole excavée dans la roche fut découverte, dont on peut encore voir plusieurs tombes. La restauration soignée a reçu le Prix Europa Nostra pour la protection du patrimoine architectural en l'an 2000.
Il n'y a pas d'unanimité sur la date de sa fondation. Les dernières recherches renvoient à une date proche de l'année 1128, lorsque, face aux difficultés de peupler cet espace de la ville, l'église fut confiée à l'Ordre du Saint-Sépulcre, avec l'obligation de repeupler la zone. Avec la suppression de l'Ordre du Saint-Sépulcre en 1489, son patrimoine fut incorporé, jusqu'au XIXe siècle, à la commanderie de Paradinas de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
En 1844, l'église de San Cristóbal fut rattachée à l'église de Sancti Spíritus et plus tard, en 1887, elle fut supprimée en tant que paroisse. En 1918, le Collège de San José y fut établi, où des cours furent dispensés aux enfants du quartier jusqu'aux années 60, lorsque le mauvais état du bâtiment força la fermeture du collège. La dégradation du temple atteignit son apogée avec l'effondrement de la voûte de la nef en 1985. C'est alors que commencèrent les travaux de restauration qui devaient durer dix ans. À leur achèvement, en 1994, l'église avait consolidé sa structure, assaini sa façade et ses éléments sculpturaux. Dans son chevet, une petite nécropole excavée dans la roche fut découverte, dont on peut encore voir plusieurs tombes. La restauration soignée a reçu le Prix Europa Nostra pour la protection du patrimoine architectural en l'an 2000.
Dans les environs de la place, en plus de l'église, quelques éléments patrimoniaux d'intérêt sont conservés :
NÉCROPOLE MÉDIÉVALE
Lors des rénovations successives de la petite place, une série de tombes anthropomorphes creusées dans la roche ont été mises au jour, vestiges de la nécropole médiévale primitive associée à l'église. Certaines d'entre elles peuvent être vues à l'extérieur du chevet du temple et à l'intérieur, dans la zone du maître-autel, une vitre permet de voir le sol rocheux original et plusieurs tombes.
ESCALIER PAVÉ
Lors des rénovations effectuées sur la place dans les années quatre-vingt-dix, un ancien escalier fait de galets a été respecté et intégré à la petite place. Cet escalier, dont l'origine est inconnue, compensait le grand dénivelé de la place dans sa partie ouest, où la pente descend abruptement vers l'Arroyo de Santo Domingo (aujourd'hui canalisé sous la Gran Vía).
ERMITAGE DE LA MISÉRICORDE
Dans la partie basse de la place se trouvait l'Ermitage de la Miséricorde. Cet ermitage a été construit à la fin du XIVe siècle comme auberge et hôpital pour pèlerins ; deux siècles plus tard, il est devenu le siège d'une confrérie qui assista les condamnés à mort jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Le bâtiment a été reconstruit au XVIIIe siècle, et son portail principal date de cette époque. Le clocher-mur baroque qui couronnait la façade a été transféré en 1916 à l'ancienne paroisse du quartier de Pizarrales.
L'ermitage a abrité pendant des années le cinéma paroissial lié au Colegio de San José, établi dans l'église de San Cristóbal dans la première moitié du XXe siècle. Des années soixante à 2018, il a été utilisé comme imprimerie et est actuellement en cours de restauration pour être reconverti en appartements touristiques.
SCULPTURE DE SAINT CHRISTOPHE
La place située autour du temple a été rénovée dans les années quatre-vingt-dix, et une sculpture en bronze dédiée à Saint Christophe a alors été placée au centre des jardins. Elle a été réalisée par Valeriano Hernández Fraile en 1997. La sculpture, de 2,40 m, s'élève sur un piédestal en granit. Elle représente le saint comme un homme vigoureux et gigantesque, en train de transporter l'Enfant Jésus de l'autre côté de la rivière.
NÉCROPOLE MÉDIÉVALE
Lors des rénovations successives de la petite place, une série de tombes anthropomorphes creusées dans la roche ont été mises au jour, vestiges de la nécropole médiévale primitive associée à l'église. Certaines d'entre elles peuvent être vues à l'extérieur du chevet du temple et à l'intérieur, dans la zone du maître-autel, une vitre permet de voir le sol rocheux original et plusieurs tombes.
ESCALIER PAVÉ
Lors des rénovations effectuées sur la place dans les années quatre-vingt-dix, un ancien escalier fait de galets a été respecté et intégré à la petite place. Cet escalier, dont l'origine est inconnue, compensait le grand dénivelé de la place dans sa partie ouest, où la pente descend abruptement vers l'Arroyo de Santo Domingo (aujourd'hui canalisé sous la Gran Vía).
ERMITAGE DE LA MISÉRICORDE
Dans la partie basse de la place se trouvait l'Ermitage de la Miséricorde. Cet ermitage a été construit à la fin du XIVe siècle comme auberge et hôpital pour pèlerins ; deux siècles plus tard, il est devenu le siège d'une confrérie qui assista les condamnés à mort jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Le bâtiment a été reconstruit au XVIIIe siècle, et son portail principal date de cette époque. Le clocher-mur baroque qui couronnait la façade a été transféré en 1916 à l'ancienne paroisse du quartier de Pizarrales.
L'ermitage a abrité pendant des années le cinéma paroissial lié au Colegio de San José, établi dans l'église de San Cristóbal dans la première moitié du XXe siècle. Des années soixante à 2018, il a été utilisé comme imprimerie et est actuellement en cours de restauration pour être reconverti en appartements touristiques.
SCULPTURE DE SAINT CHRISTOPHE
La place située autour du temple a été rénovée dans les années quatre-vingt-dix, et une sculpture en bronze dédiée à Saint Christophe a alors été placée au centre des jardins. Elle a été réalisée par Valeriano Hernández Fraile en 1997. La sculpture, de 2,40 m, s'élève sur un piédestal en granit. Elle représente le saint comme un homme vigoureux et gigantesque, en train de transporter l'Enfant Jésus de l'autre côté de la rivière.
L'église Saint-Christophe s'élève sur un terrain élevé et rocheux. Elle est entourée d'un muret de pierre où s'ouvre un escalier permettant d'accéder au temple. La fondation eut lieu dans la première moitié du XIIe siècle. Cependant, les caractéristiques du temple que nous contemplons aujourd'hui révèlent qu'il fut édifié entre la seconde moitié de ce siècle et le milieu du XIIIe, ayant subi de profondes transformations au fil des siècles. Elle fut entièrement construite en pierre de taille de grès de Villamayor, sur laquelle furent gravées de nombreuses marques de tâcherons.
Il s'agit d'une église à plan en croix latine, à nef unique et à chevet à trois absides, formé d'une chapelle principale semi-circulaire et de deux chapelles latérales à chevet plat. Le temple possédait à l'origine un clocher situé au pied de la nef. Au XVIIIe siècle, celui-ci s'effondra et tomba sur la nef, ce qui imposa sa reconstruction. Le portail septentrional semble correspondre à cette réforme, dans lequel furent réutilisés des claveaux avec des fleurs inscrites dans des cercles de la primitive façade romane.
À l'extérieur, l'abside centrale présente un soubassement en pierre de taille qui repose sur un affleurement rocheux où fut creusée une nécropole médiévale de tombes anthropomorphes. Le mur est articulé en trois pans au moyen de pilastres qui atteignent la corniche. Les trois absides sont couronnées de corniches à damier soutenues par des modillons décorés de divers motifs : tête de sanglier, aigle bicéphale, personnage avec un tonneau sur le dos, harpyes, croix, rouleaux, boules, etc. Les murs restants sont terminés par des corniches en talon qui, dans le cas de la chapelle de l'Évangile et du transept, sont décorées de groupes de têtes anthropomorphes de facture très grossière. Les modillons de l'avant-toit nord de la nef furent placés lors de la restauration du XXe siècle, provenant du matériau de remplissage trouvé à l'intérieur.
INTÉRIEUR
À l'intérieur, la chapelle principale est couverte d'une voûte en cul-de-four, tandis que le presbytère l'est d'une voûte en berceau. Les chapelles latérales sont couvertes d'une voûte en berceau et s'ouvrent sur les bras méridional et septentrional respectifs du transept par des arcs en plein cintre. La nef avait à l'origine une voûte en berceau mais, après l'effondrement de la tour au XVIIe siècle, elle s'écroula et fut remplacée par une charpente en bois.
Dans la décoration intérieure, on remarque quelques lignes d'imposte avec des damiers et des palmettes inscrites dans des cercles. La plupart des corbeilles des chapiteaux sont décorées d'éléments végétaux, avec des feuilles d'acanthe schématiques, des volutes, des pommes de pin, etc., l'une d'elles se distinguant par un entrelacs complexe d'où émergent les têtes de deux lions. Les tailloirs des chapiteaux présentent des anneaux entrelacés et des fleurs à trois feuilles inscrites dans des cercles.
CHRIST DES CHARBONNIERS
Le crucifix connu sous le nom de « Christ des Charbonniers » est d'un intérêt particulier. Il s'agit d'une sculpture réalisée en bois polychrome, aujourd'hui repeinte, qui représente le Christ fixé par quatre clous sur une croix lisse. Il présente les yeux fermés et la tête une longue chevelure qui tombe derrière les oreilles, se répartissant en mèches sur les épaules. L'anatomie est schématique, avec les côtes très marquées. Elle est datée du début du XIIIe siècle.
BAS-RELIEF DE LA MISE AU TOMBEAU
Encastré dans le mur de la chapelle de l'épître se trouve un magnifique haut-relief en pierre représentant la Mise au Tombeau du Christ, œuvre de 1624 du sculpteur Pedro Hernández.
Il s'agit d'une église à plan en croix latine, à nef unique et à chevet à trois absides, formé d'une chapelle principale semi-circulaire et de deux chapelles latérales à chevet plat. Le temple possédait à l'origine un clocher situé au pied de la nef. Au XVIIIe siècle, celui-ci s'effondra et tomba sur la nef, ce qui imposa sa reconstruction. Le portail septentrional semble correspondre à cette réforme, dans lequel furent réutilisés des claveaux avec des fleurs inscrites dans des cercles de la primitive façade romane.
À l'extérieur, l'abside centrale présente un soubassement en pierre de taille qui repose sur un affleurement rocheux où fut creusée une nécropole médiévale de tombes anthropomorphes. Le mur est articulé en trois pans au moyen de pilastres qui atteignent la corniche. Les trois absides sont couronnées de corniches à damier soutenues par des modillons décorés de divers motifs : tête de sanglier, aigle bicéphale, personnage avec un tonneau sur le dos, harpyes, croix, rouleaux, boules, etc. Les murs restants sont terminés par des corniches en talon qui, dans le cas de la chapelle de l'Évangile et du transept, sont décorées de groupes de têtes anthropomorphes de facture très grossière. Les modillons de l'avant-toit nord de la nef furent placés lors de la restauration du XXe siècle, provenant du matériau de remplissage trouvé à l'intérieur.
INTÉRIEUR
À l'intérieur, la chapelle principale est couverte d'une voûte en cul-de-four, tandis que le presbytère l'est d'une voûte en berceau. Les chapelles latérales sont couvertes d'une voûte en berceau et s'ouvrent sur les bras méridional et septentrional respectifs du transept par des arcs en plein cintre. La nef avait à l'origine une voûte en berceau mais, après l'effondrement de la tour au XVIIe siècle, elle s'écroula et fut remplacée par une charpente en bois.
Dans la décoration intérieure, on remarque quelques lignes d'imposte avec des damiers et des palmettes inscrites dans des cercles. La plupart des corbeilles des chapiteaux sont décorées d'éléments végétaux, avec des feuilles d'acanthe schématiques, des volutes, des pommes de pin, etc., l'une d'elles se distinguant par un entrelacs complexe d'où émergent les têtes de deux lions. Les tailloirs des chapiteaux présentent des anneaux entrelacés et des fleurs à trois feuilles inscrites dans des cercles.
CHRIST DES CHARBONNIERS
Le crucifix connu sous le nom de « Christ des Charbonniers » est d'un intérêt particulier. Il s'agit d'une sculpture réalisée en bois polychrome, aujourd'hui repeinte, qui représente le Christ fixé par quatre clous sur une croix lisse. Il présente les yeux fermés et la tête une longue chevelure qui tombe derrière les oreilles, se répartissant en mèches sur les épaules. L'anatomie est schématique, avec les côtes très marquées. Elle est datée du début du XIIIe siècle.
BAS-RELIEF DE LA MISE AU TOMBEAU
Encastré dans le mur de la chapelle de l'épître se trouve un magnifique haut-relief en pierre représentant la Mise au Tombeau du Christ, œuvre de 1624 du sculpteur Pedro Hernández.